Du 22 au 26 juin 2026, la ville de Tanger a accueilli le Congrès mondial et le Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), principal rendez-vous international des collectivités territoriales. Plus de 1 200 représentants de villes, régions et associations nationales de collectivités venus du monde entier s’y sont réunis pour définir les orientations du mouvement municipal mondial pour les années à venir.
Membre fondateur de CGLU depuis 2004, Cités Unies France a pris une part active à l’ensemble des travaux politiques du Congrès, portant la voix des collectivités françaises en faveur de la coopération décentralisée, du multilatéralisme territorial, de la solidarité internationale et de la gouvernance locale.
Une importante délégation française conduite par Cités Unies France
Pour ce rendez-vous mondial, Cités Unies France a conduit une importante délégation française composée de 38 participants, dont 21 élus locaux et plus de vingt cadres territoriaux, représentant des collectivités engagées dans l’action internationale et la coopération décentralisée.
Cette délégation témoignait de la vitalité de l’engagement international des territoires français. Elle réunissait notamment plusieurs élus participant au parcours de formation « Diplomates des territoires », développé par Cités Unies France afin de renforcer les compétences internationales des élus locaux et d’accompagner les collectivités dans leur rôle croissant au sein de la diplomatie des territoires.
À l’occasion du Congrès, la délégation française a été reçue au Consulat général de France à Tanger, en présence des représentants du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de l’Ambassade de France au Maroc. Cette réception a permis de rappeler le rôle majeur joué par les collectivités territoriales françaises dans les relations internationales de la France et de saluer leur contribution au rayonnement du pays à travers la coopération décentralisée.
Les collectivités territoriales au cœur des grands défis mondiaux
Dans son intervention, Cités Unies France a rappelé que les collectivités territoriales sont aujourd’hui en première ligne face aux grands défis contemporains : changement climatique, inégalités, crises sociales, conflits, résilience des territoires ou encore mise en œuvre des Objectifs de développement durable.
À travers CGLU, les collectivités portent leur voix auprès des Nations unies et participent pleinement aux grands débats internationaux. Leur action constitue une véritable diplomatie territoriale fondée sur le dialogue entre les peuples, la solidarité, la démocratie locale et le respect du droit international.
Le Congrès de Tanger a également illustré la capacité du multilatéralisme local à construire des partenariats durables entre territoires. Parce qu’elles s’inscrivent dans le temps long, les coopérations décentralisées permettent de développer des projets concrets répondant aux besoins des populations tout en renforçant la résilience des territoires.
Des priorités pour le mandat 2026-2029
Les travaux du Congrès ont également permis de préparer la feuille de route de CGLU pour les prochaines années.
Parmi les priorités défendues par Cités Unies France figuraient notamment :
- le renforcement de la coopération décentralisée ;
- la reconnaissance du rôle stratégique des collectivités territoriales dans la gestion des crises climatiques, sociales et géopolitiques ;
- le développement de financements locaux permettant d’accompagner les transitions ;
- la valorisation du rôle des villes intermédiaires dans les politiques internationales ;
- le renforcement des partenariats avec l’Afrique, l’Amérique latine ainsi qu’avec l’ensemble des territoires partenaires.
Ces orientations traduisent la volonté des collectivités françaises de contribuer activement à la construction d’une gouvernance mondiale davantage fondée sur les territoires.
Égalité entre les femmes et les hommes : une priorité partagée
Le Congrès a également été marqué par la tenue de la première Assemblée mondiale des femmes de CGLU, consacrée au renforcement du Mouvement municipal féministe.
Cette rencontre a permis de réaffirmer que les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et dans la défense des droits fondamentaux, valeurs pleinement partagées par Cités Unies France.
Ci-dessous la charte-agenda mondiale des droits humains dans la ville.
Charte-agenda mondiale des droits humains
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Renouvellement de la gouvernance mondiale de CGLU
Le Congrès mondial a enfin procédé au renouvellement des instances dirigeantes de CGLU.
Le maire de Konya, Ugur Ibrahim Altay, a été élu Président de CGLU pour le mandat 2026-2029. Une nouvelle coprésidence représentant les différentes régions du monde a également été désignée afin d’assurer la gouvernance politique de l’organisation.
La coprésidence
- Bheke Stofile, Président de SALGA (Afrique du Sud) ;
- Aysen Nikolaev, chef de la République de Sakha (Russie) ;
- Jan van Zanen, maire de La Haye (Pays Bas) ;
- Cristian Zamora, maire de Cuenca (Equateur) ;
- Berry Vrbanovic, maire de Kitchener (Canada)
- Fatimetou Abdel Malick (Mauritanie), nommée Présidente de la Commission Permanente pour l’Égalité des Genres et sera également Co-Présidente de CGLU.
La trésorière : - Fatiha El Moudni , maire de Rabat (Maroc)
Au-delà des élections, cette édition 2026 marque une nouvelle étape pour le mouvement municipal mondial. Les collectivités territoriales y ont réaffirmé leur volonté de peser davantage dans les décisions internationales et de faire reconnaître leur rôle indispensable dans la mise en œuvre des politiques publiques mondiales.
À Tanger, Cités Unies France a pleinement assumé son rôle d’association nationale représentant les collectivités françaises engagées à l’international. En portant la voix des territoires français au sein de CGLU, elle a réaffirmé son engagement en faveur d’une coopération décentralisée ambitieuse, d’un multilatéralisme renouvelé et d’une diplomatie des territoires au service de la paix, de la solidarité et du développement durable.
Une représentation française renforcée au sein des instances dirigeantes de CGLU
Le Congrès de Tanger a également permis de renouveler les représentants français au sein des instances de gouvernance de CGLU. Les collectivités françaises disposent désormais d’une représentation importante au Conseil mondial ainsi qu’au Bureau exécutif, confirmant leur engagement au sein du mouvement municipal international.
Au Bureau exécutif, siègeront comme membres titulaires Audrey Pulvar (Ville de Paris), André Viola (Département de l’Aude), Clare Hart (Ville de Montpellier), Anthony Berthelot (Nantes Métropole) et Michèle Rubirola (Ville de Marseille). Les membres suppléants sont Philippe Rio (Ville de Grigny), Antoine Le Solleuz (Ville de Nancy), Marianne Desset (Ville d’Angers), Christophe Jacquemin (Ville de Lyon) et Élise Pereira Nunes (Ville de Tours).
Au Conseil mondial, la délégation française est également largement représentée avec des élus issus de l’ensemble des territoires : Audrey Pulvar (Paris), Antoine Le Solleuz (Nancy), Clare Hart (Montpellier), Philippe Laurent (Sceaux), Isabelle Peters (Grenoble), Michèle Rubirola (Marseille), Marianne Desset (Angers), Philippe Rio (Grigny), Patrick Jarry (Nanterre), Chokri Badreddine (Voiron) et Christophe Jacquemain (Lyon), accompagnés de leurs suppléants représentant notamment Tours, Bordeaux, Strasbourg, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Nantes Métropole, le Département de l’Aude, Saint-Denis, Toulouse et le Département du Calvados.
Cette représentation renouvelée permettra à Cités Unies France de continuer à porter, au sein des instances de décision de CGLU, les priorités des collectivités françaises en matière de coopération décentralisée, de diplomatie des territoires, de solidarité internationale et de gouvernance locale.
Contact :
Simone Giovetti, délégué plaidoyer international : s.giovetti@cites-unies-france.org